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Et si on arrêtait de caricaturer le zéro déchet?

Depuis que j'ai commencé ce mode de vie il y a maintenant 2 ans et demi, je ne cesse d'entendre de la bouche de mes proches ou tout simplement de gens que je viens de rencontrer "le zéro déchet c'est bien gentil mais ça prend du temps!". Béa Johnson, la papesse du zéro déchet le dit elle-même dans son livre qu'au début elle se tuait à la tâche pour trouver le maximum de produits en vrac. Elle s'est finalement rendu compte qu'elle faisait bêtement des dizaines et des dizaines de kilomètres en voiture ce qui n'était clairement pas le plus judicieux en terme d'économies d'argent et d’émissions de carbone. Elle a donc remis les choses à plat. Grâce à son témoignage, bon nombre de nouveaux adeptes ont pu donc éviter de commettre la même erreur qu'elle à ses début et se baser sur le plus important: consommer le plus localement possible. S'il y a bien quelqu'un qui aurait dû lire son livre avant de se lancer dans l'aventure, c'est Valérie Heurtel journaliste pour France 2.


Replay disponible ici

Si ce dossier annoncé au début du JT de 20h ce mercredi 10 février promettait d'enfin pouvoir parler de réduction des déchets au quotidien, le résultat s'est avéré être tout autre. Nous avons fait face à une véritable caricature des adeptes du zéro déchet. Et pourtant, ça avait bien démarré. Madame Heurtel commence par peser ses déchets hebdomadaire (20kg pour un foyer de 4 personnes) puis décide de se mettre aux courses en vrac. Elle s'arme donc de tupperware et d'un caddie de courses et s'en va au marché. La viande et le poisson sont donc achetés en vrac auprès de commerçants ouverts au procédé.

"Je suis un cas et j'assume!" 


Fière d'elle, elle nous montre ses seuls déchets, des tickets de caisse! Et là tout dérape. On découvre une carte de Paris, le 15ème arrondissement pointé comme étant son quartier de vie et un déplacement pour la suite dans le 10ème arrondissement. Que va-t-elle faire dans ce quartier? Elle se rend tout bonnement à la Biocoop 21 lancée pour le rassemblement pour le climat de Paris l'hiver dernier proposant fruits, légumes, charcuterie, fromages, céréales, légumineuses, biscuits, vins et huiles en vrac. Elle vient de parcourir 10km. Et là, elle demande au vendeur du lait...

Comme le lait n'existe pas en vrac à Paris, elle décide donc de se rendre à Tournan-En-Brie, à 50km du 10ème arrondissement de Paris. 50km pour acheter du lait, vous ne trouvez pas ça un peu exagéré? Elle non apparemment! Elle rentre donc chez elle avec son lait et la suite est de plus en plus déconcertante. Elle nous dit qu'elle va avoir passé 5h à faire les courses (dont 12 euros d'essence), 2 journées entières à cuisiner pour la semaine, que pour ses déchets organiques elle va commencer par acheter une poule et la mettre sur son petit balcon ridicule. Une POULE! Non mais on croit rêver! Pour finalement se rendre compte que c'est pas une si bonne idée que ça et qu'il existe des jardins partagés pour se débarrasser des déchets organiques et les transformer en compost. Elle fini par peser ses déchets de la semaine dont on ne connait pas la nature (sur le dessus on aperçoit des bocaux de sauce tomate, ah la tomate à longueur d'année!). Résultat des courses, 5kg de déchets!

"Je suis prête à recommencer, mais la prochaine fois, il va falloir qu'on m'aide un peu!"


Le dossier s'achève ainsi, sans parler de l'aide dont tout le monde à besoin comme le livre Zéro Déchet de Béa Johnson, sans dire qu'il existe bon nombre de blogs traitants le sujet, sans dire qu'il y a des moyens plus facile pour accéder au zéro déchet. Sachant qu'elle habite dans le 15ème elle aurait pu éviter de changer d'arrondissement et se rendre dans un magasin Biocoop ou Bio C Bon plus proche, non? 4, Place du Général Beuret, 44 bd de Grenelle, 24 rue Lecourbe, 2 rue Saint-Lambert, 88 avenue Félix Faure, 80 rue Balard, etc. Pour son lait elle aurait tout simplement pour faire comme tout le monde, continuer de l'acheter en bouteille mais soit chez le crémier soit en version végétale en magasin bio. Et ensuite au lieu d'acheter sa pauvre poule, se rendre sur ce blog qui recense tous les composteurs ouverts au public à Paris et en banlieue parisienne. Et paf! elle en aurait trouvé 4 dans son quartier!



Si l'élaboration des plats maison prennent plus de temps que ceux que l'on trouve d'ordinaire en supermarché, il ne faut pas oublier un point important: ils sont plus sains pour notre santé. Les plats cuisinés de supermarché sont bourrés de graisse et de sucres, même les plats salés. Et les plats salés le sont trop. L'approche du zéro déchet n'est donc pas qu'au niveau de la réduction des déchets mais a aussi un aspect important pour notre santé. En revanche, la préparation de produits d'entretien ou de lessive ne prend pas tant de temps que ça puisqu'il ne faut pas croire, on ne les fait pas toutes les semaines. Nos concoctions peuvent nous durer plusieurs mois. Le zéro déchet c'est avant tout une affaire de bon sens et d'organisation. Je ne l'ai que trop souvent dit dans mes articles. On y va petit à petit.

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J'ai décidé de laisser la parole à mes lecteurs en leur demandant d'apporter leur témoignage et vous montrer que dans le zéro déchet il n'y a pas une seule et unique règle mais des approches toutes aussi différentes les unes des autres en fonction de notre cadre de vie, de notre niveau de vie mais aussi de la composition de notre foyer.

Julie du blog Do It For The Mermaids m'a écrit:

"Le zéro déchet, en soi, ne me demande pas plus de temps. Je pense que tout se joue sur l'organisation. Par exemple, en réduisant le nombre d'objet et d'habits en tout genre je met moins de temps à ranger et nettoyer, même constat pour le shopping que je ne pratique plus du tout, mise à part quelques tours à la friperie dans l'année. Pour autant, toute les semaines je dois déposer mon composte au composteur collectif, et ça me prend 30min, pareil pour le planning de mes repas que je fais en général le dimanche matin en me consacrant à la cuisine entre 1h30 voir 2h pour toute la semaine. J'ai surtout revu mes priorités: bien manger à moindre coût, de saison, réduire ses déchets. J'arrive petit à petit à gérer mon temps de façon pratique, surtout que j'ai pas forcément du temps à consacrer (étudiante en 35h, entre les rendus, les partiels, les projets perso, assos et en parallèle je viens de devenir freelance) et avec un budget étudiant. C'est juste une routine à mettre en place (et à améliorer encore pour atteindre le zéro déchet) et se sont de simples habitudes pleines de bon sens à prendre. 

Je pense vraiment que le zéro déchet  peut se transposer sur beaucoup de profils, il ne faut pas forcément avoir du temps libre et un budget illimité pour tenter de réduire au maximum ses déchets."

Laurène du Var m'a écrit:

"Moi je suis "inactive". Dans le sens où j'élève seule ma fille de 3 ans. J'ai un job de 10h par semaine dans un salon de thé. J'habite en appartement, dans un village de près de 2000 habitants. Le zéro déchet pour moi n'est pas vraiment contraignant car je le vis comme un défi perso et pas comme quelque chose où j'aurais des comptes à rendre à quelqu'un. Je mets en place peu à peu de petites choses qui bout à bout portent leurs fruits. Mes poubelles ont bien diminué sans que je n'ai besoin de changer grand chose. J'essaie d'être prévoyante mais parfois il y a des râtés. je les assume et essaie d'en tirer une leçon, de m'en souvenir et faire mieux la prochaine fois. Au niveau du temps je trouve que j'en sauve beaucoup. Avant je faisais des courses toutes les semaines. maintenant c'est biocoop une fois par mois maximum et marché une fois par semaine. Complément en supermarché pour le vinaigre ou les croquettes une fois tout les 2 mois environ. Idem pour les fringues, je récupère ce que mes copines virent et j'achète des lots d'occasion pour ma fille: plus besoin de faire les magasins. C'est commme ça pour tout ! Ce mode de vie me permet de vivre confortablement avec très peu d'argent. J'ai donc du temps pour être avec ma fille et faire par exemple des ateliers biscuits, du bricolage, peinture ou bien des balades. Au niveau des relations sociales, je transfers mes manières de faire quand je vais chez les autres mais seulement si c'est bienvenu. Sinon je m'adapte et explique ma manière de faire. Discuter ça permet aussi de faire avancer les mentalités.

Bref pour moi c'est du positif. ça s'est très bien intégré à ma manière de vivre. Culturellement chez moi on cuisine beaucoup, on fait des conserves, on cueille, pas du tout fashion addict etc donc la transition se fait en douceur." 

Cécile du blog Au Fil du Chemin Vert m'a écrit: 

"Nous sommes deux, et parfois 3 le week ends, nous accueillons un petit garçon que nous parrainons. J'ai retrouvé le plaisir de faire les courses: Parisienne d'adoption, je vis et travaille en pleine ville. Malgré cela je suis loin des grandes surfaces donc prendre la voiture ou les transports, ça prend du temps, plus le temps passé dans les magazins, bref ça mobilisait une soirée, ou une matinée le week-end! L'année dernière, j'ai repris les choses en main: j'ai redécouvert le marché, des vendeurs et producteurs conviviaux, qui acceptent sans soucis mes contenants réutilisables. J'ai changé le contenu de ma cuisine : des bocaux partout, on voit ce qu'on consomme et on estime mieux les besoins. Je fais les courses en vrac pour des produits qui se conservent longtemps, à la biocoop, à deux pas de chez moi, sans y passer des fortunes. Je passe dans d'autres magasins bio, comme les Nouveaux Robinson, pour des produits moins chers! Les produits ménagers maison, ne me prennent pas plus de temps: allez en gros 10 minutes montre en main pour deux litres de lessives. Pour le compost, nous l'apportons au jardin partagé, qui nous a permis au prinptemps dernier de l'intégrer et y participer. Je pratique aussi au maximum, la cuisine Anti gaspi, je fais des recettes simples maison: Écrasés de pommes de terre à la place des purées en sachet, yaourts maison avec yaourtière achetée d'occasion, on a investi dans un blender, rentabilisé depuis : soupes, smoothies, mousse de fruits, houmous. Et je compte me mettre au lait végétal.

Bref, ça ne me prends pas plus de temps que ça, juste un peu d'organisation, d'anticipation. Il ne faut pas tout vouloir d'un coup, j'achète ce dont j'ai besoin seulement, je varie selon les envies lors des courses. Selon moi, le secret si l'on peut dire c'est : la simplicité, et la polyvalence des produits, j'achète beaucoup d'ingrédients et produits qui servent à plusieurs choses, ça facilite beaucoup la tache et le porte feuille se porte mieux. Les achats sont ciblés et regroupés autour de mon quartier, si je ne trouve pas, je cherche une alternative plus simple. Le mieux, c'est de faire selon ses besoin et possibilités, commencer petit; tel le colibri, on fait notre part, si chacun s'y met les choses avancent. Le zéro déchets est un long chemin, qui nous apprend beaucoup, l'objectif n'est pas d'y arriver d'un coup, mais de changer sa façon de voir les choses."
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Dans ce mode de vie personne n'est parfait, en revanche, nous sommes tous uniques.


  

52 commentaires:

  1. Merci pour ce bel article, qui mènent en valeurs nos initiatives!
    Et merci pour ton blog, qui m'inspire beaucoup.

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  2. Hello,

    article sympa et intéressant, je ne connaissais pas les composteurs ouverts au public donc Merci.

    Hannao

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    1. On apprend tous les jours, c'est ça le plus sympa dans le zéro déchet!

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  3. merci pour cet article, ne regardant plus vraiment la TV et surtout les infos je vois que le journalisme, une fois de plus, n'est plus ce qu'il était.... Oui elle aurait dû mieux s'informer avant de faire son essai et cet épisode... L'avantage c'est qu'elle va sûrement recevoir des informations de personnes mieux renseignées qu'elle et refaire plus tard son nouvel épisode mieux informé.
    Ici je ne me prends pas la tête, je sais qu'il y a urgence, mais nous prenons notre temps pour ne pas se mettre la pression.
    Nous jetons au fur et à mesure (en faisant attention aux tris ;-) ) et faisons attention. Nous avons déjà réduits le nombre de nos déchets tous poubelles. Nous sommes 6 à la maison, avant c'était une bonne dizaine de sacs de 30L maintenant nous en sommes à 4-5. Je finis mon stock de lessive liquide (sachet recharge de la maison verte) avant de fabriquer la mienne. Le gel douche et shampooing nous avons acheté la marque Coslys et avons acheté les gros flacons de 5L pour recharger les autres. Je fais ma crème, ma lotion, le répulsif anti-poux, la lotion démêlante, etc...
    Pour le vrac c'est compliqué aussi pour nous, le premier qui en propose (et en plus juste un minimum),il me faut 50mn pour y aller (et donc idem pour le retour) et l'autre est à 1h, en centre ville il faut donc que je me gare sans trop me chargé non plus car il faut que j'investisse dans un chariot à courses. Et comme j'ai encore de l'avance dans différents produits, idem je finis mon stock pour me préparer la prochaine fois.
    Bref c'est bien aussi de prendre le temps de la réflexion pour bien s'y préparer sans s'y jeter la tête baisser, et donc faire des erreurs ou se sentir dépasser et abandonner par la suite. Petit à petit .... Et si nous étions beaucoup plus nombreux à déjà commencer comme cela et bien cela ferait déjà un grand pas ;-)

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    1. Tu as raison il faut y aller doucement et pas vouloir tout faire d'un coup comme elle l'a fait et encore parce que faire 50km pour du lait en vrac et à côté de ça utiliser de la sauce tomate en pot en verre ça n'a pas de sens! En espérant comme vous le dites qu'elle retentra l'expérience et cette fois-ci mieux armée!

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  4. Merci pour cet article. J'ai vraiment l'impression que les médias veulent nous faire passer pour des hérétiques. Mais est-ce une hérésie que de vouloir vivre plus sainement? De ne plus gaspiller son argent? De gagner du temps pour soi et pour sa famille? Le mode de vie Zéro Déchet fonctionne et cela dérange certains, alors ils font tout pour nous discréditer. Je vis à la campagne, je n'ai pas accès à beaucoup de produits en vrac, mais je m'adapte, je fais les marchés, je vais voir les petits commerces de quartiers et beaucoup acceptent mes contenants. Cela me permet de marcher (pas besoin d'aller à la salle de sport) et de rencontrer du monde, de rétablir des relations sociales que beaucoup ont oublié. Ma poubelle diminue petit à petit, mon budget courses à grandement diminué. Bref que du positif! Et tout ça sans à avoir faire plus de 5km xD

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    1. Ta méthode est la meilleure, s'adapter c'est le mot magique!

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  5. Consommer mieux, consommer local, faire soi-même : au final ça ne prend pas autant de temps que ça. L'idéal reste pour moi d'avoir un potager et de pouvoir stocker au frais à la cave mais ce n'est pas accessible pour tous ni partout. Reste quand même que s'éviter les trajets, les courses, le stress et cohue des grandes surfaces est très appréciable et bénéfique pour la santé ;-)

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    1. Personnellement je trouve ça tellement plus agréable de faire mes courses au marché et en supermarché bio!

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  6. Moi ce reportage m'a terriblement agacée... Puis franchement le zéro déchet déjà quand on achète de la viande... on repassera ...

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    1. On ne fera pas de commentaire ahah! Certains choisissent le ZD pour le côté économique en premier lieu, moi c'était écologique donc j'ai clairement revu à la baisse ma consommation de viande, poisson, produits laitiers.

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  7. Ce reportage m'a vraiment mise en colère !
    Au début, j'étais vraiment contente qu'ils en parlent à une heure où il y a beaucoup de personnes devant la TV et quand on voit la fin, c'est une catastrophe !!! J'ai l'impression qu'elle a seulement réussi a donner une mauvaise image du zéro déchet !

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    1. Pareil que toi, j'étais tellement fière que j'ai posté un statut sur FB avant même que le sujet commence. Je suis vite descendue de mon petit nuage...

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  8. J'espère que quelqu'un de France 2 tombera sur ton article ! J'ai regardé le reportage suite à ton post sur Instagram, pensant rire un peu (l'histoire de la poule!) mais j'ai vraiment rit jaune sur la fin. C'est abusé ! Btw, ton article est vraiment très bien !

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    1. Merci Mathilde! J'espère en effet que quelqu'un de la rédaction tombera dessus, je l'aiderai avec grand plaisir pour faire une nouvelle expérience!

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  9. Quelle expérience ! des plus hilarantes ! aucune référence à quelques ressources que ce soit, sur la base de quoi à t elle commencé son expérience? Visiblement RIEN !. De quoi décourager les milliers de téléspectateurs à se lancer dans l'aventure. Quelle personne censée irait chercher son lait à 50 km de la maison? Quelle personne censée irait emprisonner une poule dans un balcon parisien? (D'ailleurs on ne sait pas où elle a fini, elle s'en est débarrassé point!) Et quel journaliste digne de ce nom ne se documente pas un minimum ne serait ce que sur les dispositions de son propre quartier avant de balancer cela au grand public?
    Allez dire que vous informez le public apres çe sketch...

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    1. C'est surtout ce qui me gène le plus, moi qui me bat pour faire comprendre à mes proches que ça ne me demande pas plus d'effort je me suis sentie bête après avoir annoncé le sujet en le voyant...

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  10. Super article ! je n'avais pas vu le reportage ! Alors moi ce qui me parait dingue c'est que ça puisse lui paraitre aussi compliqué à la demoiselle ! Non mais franchement ! Juste un peu d'attention et de bon sens et on passe à moins de 5kg par semaine sans poule (pauvre bête !) et sans aller chercher le lait à 50 km ! Ce que je me demande surtout c'est ce qu'il y a dans sa poubelle à la fin ... parce que si on suit le reportage il ne devrait y avoir que des tickets de caisse ... je me demande même si elle n'a pas jeté les contenants achetés à BIOCOOP21 ;) #elleapascompris

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    1. Ahahah ça serait le comble si il avait jeté ses bocaux...

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  11. Estelle Orodruin Spaeth12 février 2016 à 14:38

    Je suis aussi dans le Var et si je me suis lancée depuis l'année dernière dans ce mode de vie, je le fais à un rythme qui me correspond donc sans urgence. Ça a pris plusieurs années à Béa Johnson pour se "rôder" je pense qu'il en sera de même pour moi (sans toutefois aller aussi loin qu'elle pour des tas de raisons logistiques notamment) malgré l'aide qu'elle ou que d'autres internautes apportent en débroussaillant le terrain. Bien que cela soit caricatural, je pense qu'on peut vite en venir à suivre la même logique que la journaliste quand on n'a réellement (et donc je ne parle pas là d'un manque d'information, ce qui peut aussi exister puisqu'on n'est pas tous non plus collés à internet à faire le tour des réseaux de zéro-wasters ou à lire) pas accès à certains produits en vrac ou en contenant recyclables. Je constate cette problématique tous les jours: un marché communal extrêmement restreint, avec des produits qui plus est non bio, qui me poussent à aller à la commune la plus proche une fois par semaine pour acheter autant de fruits et légumes bio que possible (selon ma liste de courses évidemment), située à 15 minutes en voiture à peu près. J'ai cependant conscience de ne pas avoir encore exploré toutes les possibilités ou ne pas être au courant de ces dernières et ça va se faire en temps et en heure: je ne me vois pas en effet faire 30 minutes de trajet pour du lait en vrac (non bio en plus), aller à l'opposé (1h de route par exemple) pour du fromage frais de qualité, ou même à une cueillette de produits frais et bio (plus d'1h de route) une fois par semaine. Il ne reste donc qu'à limiter certaines choses et faire "avec" les déchets que ça apporte. Le cas du compost est pour moi une des bêtes noires également: seuls les propriétaires de maison avec jardin peuvent se permettre d'avoir un composteur par ici. Il n'y a pas beaucoup de jardins partagés pour ceux qui habitent les centres de village, les premiers existants, ouverts à très peu de personnes de la commune qui les accueillent, sont à plusieurs minutes de route et je ne sais pas encore si leurs composteurs (si tant est qu'il y en ait) sont ouverts au public. Je pense donc qu'on arrive très facilement à se disperser par frustration de ne pouvoir effectivement baisser la quantité de déchets, organiques, recyclables ou non; même un lombricomposteur est extrêmement limité (agrumes, oignons, qu'on consomme beaucoup et qui alourdissent terriblement une poubelle). Il faut qu'il y ait réellement un développement en proximité de services "zéro déchets" car on ne peut se passer non plus de plein de choses faute de mieux, donc si au moins ce reportage pouvait faire en sorte qu'au contraire l'accessibilité au vrac et à une nourriture (et autre) sans emballage ainsi qu'à des composteurs soit plus facile, ce serait au moins ça de positif! Et les campagnes en ont aussi besoin, on est un peu les oubliés du lot...
    Ouf! j'ai fini! ;) A bientôt.

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    1. Tu as raison. Quand on veut se lancer dans le ZD le maitre mot c'est l'adaptation. On adapte son régime alimentaire en fonction de ce que l'on trouve ou non en vrac, on adapte notre façon de faire notre shopping. Et surtout ce qui est accessible à tout le monde réellement c'est par exemple le rasoir de sécurité, les mouchoirs en tissus, les pochettes en tissus, les couverts écolo, etc que l'on commande une bonne fois pour tout sur internet si on est en province et on les garde à vie! Il y a tellement d'approches différentes en réalité en dehors de l'alimentaire!

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  12. Bonjour,
    J'ai moi aussi vu le reportage et j'ai évidemment ri jaune!!!Quand j'ai lu ton article, je me suis dit tout de suite il faut que je le partage!!..mais n'étant pas très doué avec les moyens de communication modernes, je n'ai pas trouvé comment faire..est-ce possible de partager ton article sur fb??..pour montrer à mon entourage, qui a justement vu le reportage, quelle est la REALITE du zéro dechet!!!BRAVO à Toi!!!

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    1. voici la page facebook du blog: https://www.facebook.com/uneviesansgachis j'ai posté l'article tu n'as plus qu'à cliquer sur partager!

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  13. Mais quel article passionnant! J'ai l'impression que très souvent, le journalisme prend la mauvaise avenue, celle qui va décourager la population. On y dépeint rarement des portraits réalistes, peu importe la thématique. C'est toujours exagéré, farfelus... Bref, à lire cet article, ça me rappelle pourquoi je ne regarde plus les journaux télévisés.

    Quant aux témoignages, merci! Merci de livrer des impressions variées, réalistes et vraies sur comment le zéro dchet se vit dans la VRAIE vie!

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  14. Je suis tombée par hasard sur ce reportage et me suis dis "Super on parle du zéro déchet à la télé à une heure de grande écoute..." mais mon enthousiasme est vite retombé quand j'ai vu la journaliste prendre sa voiture en plein Paris. C'est beaucoup plus rapide en métro. Bon le coup du lait à 50 km de chez elle, n'importe quoi et surtout pour 2 bouteilles... Je pense qu'on a du lui coller le sujet dans les pattes, sans lui donner de pistes pour y répondre. Du style "tu as 24h pour nous tourner un truc..."
    Je ne suis pas encore une super élève du zéro déchet et loin d'y arriver, mais j'élimine au maximum les bouteilles en plastiques (savon au lieu de gel douche / eau du robinet à boire depuis toujours / shampooing solide / je fais ma lessive et mon nettoyant pour les toilettes ). Je commence avec le vrac pour ce que je trouve. Je n'ai pas encore cousu mes sacs à vracs, mais je réutilise ceux proposés par le magasin en attendant. Mon plus gros ratage pour l'instant est ma tentative de composter mes déchets d'épluchures sur mon balcon, mais j'ai réussi un très bel élevage de moucherons....
    Merci pour ce blog qui me donne beaucoup d'idées et qui m'aide à changer mes habitudes peu à peu...

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    1. Ca ne m'étonnerai pas en effet qu'on lui ai filé le sujet à faire en 24h. La plupart des journalistes que j'ai pu croiser c'est toujours dans la précipitation, il faut être disponible tout de suite et en général c'est en pleine semaine à croire qu'ils pensent être les seuls au monde à avoir un boulot et une vie de famille. La seule bien que j'ai rencontré c'est Jennifer pour La Quotidienne France 5 qui m'avait contacté une semaine voire même si je me souviens bien 15 jours avant le passage à la télé!

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  15. et elle recycle pas ses bocaux en verre!!!! Ya pas un bug dans la matrice la?

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    1. Y a des immeubles parisiens qui ne sont pas fournis en poubelles jaunes...C'est déprimant mais ça existe malheureusement. Et puis bon quand je vois le contenu de la poubelle jaune de mon immeuble j'ai envie de pleurer parfois...pots de yaourts, couches sales, sacs plastiques, que des trucs qu'on ne peut pas recycler en région parisienne... la France a un gros retard sur le recyclage!

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  16. Et elle pèse ses bocaux en verre dans ses déchets, alors qu'ils sont recyclables ? o_O
    Je pense que ça partait d'une bonne initiative, mais ça devient navrant de bêtise quand on voit qu'aucune recherche n'a été faite et donne une image irréaliste de ce mode de vie sur une antenne à grande heure d'écoute.

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    1. Je pense et j'espère qu'elle a juste tout mis dans un sac pour tout peser et ensuite faire le tri mais bon faire 50km pour du lait en vrac et acheter quand même de la sauce tomate en pot en effet c'est du grand n'importe quoi...

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  17. Coucou Mélanie ! Ce billet me donne l'occasion de découvrir ton super blog. Je ne savais pas que ce reportage avait diffusé récemment. Merci pour le partage. La journaliste a bien conçu son reportage, elle a décrit toutes les façons de ne plus produire de déchets (achats en vrac, compostage, confection de produits ménager maison, cosmétique solide). Le problème c'est qu'on attend d'elle un travail d'information, d'analyse. Or, elle ne fait que décrire un mode de vie "marginal" comme elle aime le montrer. C'est dommage. Ton article résume très bien la supercherie. Le pire, c'est l'histoire de la poule ! Mais n'importe quoi ! Dans quel monde vit-on sincèrement ? A bientôt :)

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    1. Salut Moe! Bienvenue sur le blog! Son sujet aurait pu être tellement mieux traité si elle avait fait un vrai travail d'investigation...

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  18. Si c'est la meme journaliste qui dans un reportage sur le cout des achats en vrac annoncait sans réellement expliquer sa démarche que le vrac coutait 30% plus cher, je comprends que la caricature soit facile :(
    Bravo pour ton article qui montre à quel point le travail d'investigation n'est pas à la hauteur, dommage
    A bientot

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    1. Ca je ne sais pas je ne pense pas avoir vu ce sujet mais c'est du grand n'importe quoi...le vrac, plus cher! xD

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    2. De passage en banlieue de Paris le week-end dernier, j'ai pu constater que certains commerces vendent plus cher ou tout aussi cher (en se faisant certainement des marges plus grasses) en vrac. On a halluciné chez Intermarché devant des pistaches en vrac deux fois plus cher au kilo que des pistaches emballées et de marque connue! Dans une boutique bio, les abricots secs étaient aussi cher emballés qu'en vrac... Pour moi qui vis à Toulouse, le vrac me permet de faire des économies mais à Paris, les prix sont parfois astronomiques!!

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  19. Cela fait chaud au coeur de lire tous ces commentaires ! En effet, la journaliste à un peu perdu l'objectif principale de la démarche, mais grâce à tous ces témoignages, j'espère que les gens ce rendrons compte que non le zéro déchet n'est pas irréalisable.
    Nous habitons dans une zone rural ou les magasins dit bio sont en nombre de deux sur 60 kilomètre et ils faut le dire, sur beaucoup très cher même en vrac. Malgré cela, en choisissant nos batailles, on a réussi à avoir actuellement 2 sac de 20 litres par mois et 3 sac de 50 litres par mois de produits recyclable. Je fais nos courses en grande partie le dimanche matin sur le marché avec des produits locaux et bio à très bas prix, le super marché reste encore dans notre mode de consommation, mais nous regardons la provenance et l'emballage. Le tout est de faire pas après pas dans chaque pièce et habitude de la maison et le reste ce fait avec le temps.

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    1. Ta méthode est la meilleure! Il ne faut pas à tout prix vouloir trouver du 100% vrac si c'est pour faire des km et des km! En achetant partiellement en vrac tu encourages cette économie et incite les autres commerçants à faire de même! C'est ce qu'il se passe à Paris, de plus en plus de structures de vrac ouvrent cette année grâce à la demande!

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  20. J'habite le 15 eme et je ne comprends même pas pourquoi elle est allé a la biocoop 21. Je lui aurai donné plein d'adresses

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    1. Parce que c'était la seule boutique 100% vrac du moment mais c'est ridicule parce que hors mis le vin et l'huile, tout se trouve dans ses magasins bio du 15ème...

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  21. C'est aberrant en effet! Et quel dommage, car le magazine Infrarouge sur France2 également avait réalisé un sujet (très bien fait) : un journaliste a tenté de produire zéro déchets (sur une période de 6 mois). On peut lire ici son carnet de route : http://blog.francetvinfo.fr/ma-vie-zero-dechet/
    Il est peut-être possible de voir encore les vidéos en replay ?
    En tout cas, c'est réaliste et en plus assez drôle
    Christine, Montpellier 34

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    1. Malheureusement les vidéos ne sont disponibles que pendant 1 semaine...

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  22. J'ai commencé il y a un peu plus d'un an à réduire mes déchets, je le fais doucement, sans prise de tête, en adoptant des gestes simples. J'ai la chance de vivre à la campagne et d'avoir un grand terrain, donc 5 poules, un lapin nain et un composteur sont là pour me soutenir !
    Avant nous avions une grosse poubelle par semaine, actuellement nous la sortons tout les 15 jours et elle n'est pas pleine ! il est vrai que j'ai supprimé tout les plats industriels, que je pratique beaucoup le tri, je vais au marché une fois par semaine et j'achete mes légumes en vrac, au magasin bio j'apporte mes bocaux. L'abandon de la nourriture industrielle au profit du fait maison a été une révélation pour toute la famille, et un confort de vie important, je ne reviendra pas en arrière pour rien au monde !
    Merci pour ce magnifique article

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    1. Merci beaucoup et félicitations pour ce que tu fais avec ta famille! Les plats maison sont tellement mieux que la nourriture industrielle! C'est ludique pour les enfants et ça redonne le goût aux choses!

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  23. J'ai eu l'occasion de constater que les "journalistes" sont incultes. De plus cette personne n'avait qu'a faire un tour sur le net pour avoir une masse de pistes de proximité. C'est du travail bâclé, il lui fallait juste faire du "bruit" pas de l'information objective. Navrant !!!!

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    1. Surtout que Bea Johnson a crée une application pour trouver les magasins à vrac les plus proches de chez soit "Bulk"

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    2. Permettez-moi de nuancer: "tous" les journalistes ne sont pas incultes, seulement certains le sont -j'ai le malheur de le constater chaque jour, car je suis journaliste et je croise beaucoup de confrères. Notre travail n'est pas de tout savoir mais de savoir où trouver des informations fiables et sourcées, puis de les transmettre. Certains ne savent pas bien faire leur travail (comme dans chaque domaine). Et ceux qui savent restent des humains: imparfaits. Il peut donc leur arriver de se tromper. Désolée mais je n'ai jamais aimé les généralités :)

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    3. Évidemment il faut éviter de généraliser mais j'ai trouvé cette journaliste quand même très incompétente! La preuve qu'il existe de bons journalistes, l'article dans Le Monde consacré à la famille zéro déchet où les gars ont passé 3 jours d’affilée avec eux pour réellement ressentir leur quotidien et le retranscrire au plus réel possible. Ça c'est du journalisme!

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  24. On sent ton énèrvement et comme je te comprends! Je suis journaliste. Je travaille au sein d'un journal de presse mais je fais des reportages vidéo. Je connais les contraintes des deux supports. D'après ta description, ce "j'ai testé pour vous" n'a effectivement aucune valeur d'information pertinente pour le téléspectateur et c'est extrêmement dommageable car le reportage en vient presque à se moquer d'un mouvement de fonds aussi important que celui du zéro déchet. Merci pour tes éclairages et les liens que tu as fourni ici. Bonne continuation, je démarre dans le zéro déchet, je serai sans aucun doute de retour sur ton blog ��

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    1. Merci Lucie pour ta compréhension et la justesse de ton jugement par rapport à mon article. Il n'était clairement pas fait pour dire "tous les journalistes sont les mêmes" bien au contraire, j'en ai rencontré qui malgré la précipitation de leur sujet avaient fait un véritable travail d'investigation et s'étaient vraiment penchés sur mon mode de vie ce qui s'est totalement ressenti dans le sujet finalisé, ils n'avaient pas fait ça "parce qu’il fallait en parler" mais parce que ça les intéressait vraiment.

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  25. aaah ça fait tellement plaisir de voir que ne suis pas la seule a avoir trouver le ton de ce "reportage" detestable... des gros raccourcis, une attitude carricaturale bref la totale. Pour moi le zéro déchet me permet de porter un nouveau regard sur le monde qui m'entoure. ça ne prend pas plus de temps par contre ça me fait parler avec plus de gens : les marchands au marché, mes voisins de rayon à la biocoop, le gens dans la fille d'attente du maraicher bref du bonheur !

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